Ca sent l’écurie, Le début de la fin, La farandole des ders et des re-

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Col Agnel – Molines-en-Queyras J-6

Nous venons de prendre pied sur le sol de la mère patrie. Sans avoir l’instinct de clocher, après un an en vadrouille, le sentiment d’arriver à la maison se fait sentir. Plus surement, nous connaissons les lieux, et des visages aimés se font proches. De quoi tirer une larme à l’œil.

Remis de nos émotions et portrait du col tiré nous filons dans la descente vers Molines-en-Queyras où nous nous attablons à la terrasse d’un petit troquet pour écrire nos dernières cartes postales.  En partant, nous nous sommes promis d’en écrire une par semaine à nos grand-mères. Pari presque tenu, leurs frigos en sont couverts et à eux deux on n’est pas loin de la centaine. Sûr que dans les chaumières de Raymonde et Claude, on est les stars du frigo !

Nous posons la tente au cul de l’église du village.

Un joli carré d’herbe verte, bien touffue nous y attend. Au moins on est l’abri des touristes et des foudres du Très-Haut. Que nenni ! A peine la toile déballée, nous voila arrosés de la divine prodigalité. Dans la précipitation, nous cassons un arceau de la tente. Dommage, elle aura tenu tout le voyage sans fléchir et c’est presque la dernière fois qu’on sen sert.

On ne le sait pas encore, mais pendant ce temps là … Marie-Jo et Bruno sillonnent la vallée de Molines pour nous retrouver, mais impossible de nous voir, nous sommes trop bien planqués ; en même temps, on commence savoir s’y prendre. L’écurie se rapproche. Etienne a envoyé un retro-planning de notre retour et la dernière semaine du voyage est entamée. Dans notre dos, un protocole de retrouvailles s’est mis en branle. Mais … chut ! Le voile n’est pas encore levé

Menu du soir … on ne sait plus, mais des pâtes surement. En tout cas c’est notre dernier bivouac.

Molines – Briançon J-5

Le lendemain, nous filons vers Briançon en accrochant au passage le col d’Izoard. De bon matin, il suffit de se laisser descendre, ça roule, ça file, ça gaze (attention quand même car quand le gaz part, la roue pête !). Tempête de ciel bleu, moral au beau fixe.

Au détour d’une bifurcation, alors que nous enquillons la montée du col, nous sommes stoppés nets dans notre élan par une scenic verte dont nous connaissons les propriétaires. Joie du retour.

Une photo ! Et cest parti pour le grand bal des retrouvailles, le processus est enclenché J.

Après les embrassades, nous ne nous privons pas de jeter les sacoches dans le coffre de la voiture. Entre l’euphorie du retour à la maison et nos vélos allégés, l’ascension du col est une vraie ballade.

Pas le temps de s’arrêter, même pas de photo du col et en avant, nous lâchons les chevaux dans la descente. Ou presque … la bière c’est sacré.

Arrivés à Briançon, nous créchons à Chamandrin, dans la maison Brouquisse. Deux nuitées au sec, les pieds sous la table et dans un lit moelleux. Grand luxe !

Briançon – Bourg d’Oisans J-4

Journée de repos. Eh, même au Tour, ils y ont droit ! Et encore, ils ne pédalent que 21 jours, eux !

Nous retrouvons Dédé et Io Io pour une belle balade à la croix de Toulouse, un grand classique, vue imprenable sur la vallée.

Tous les frères et sœurs de Patrick (le papa de Manon) et même des cousins y sont réunis un peu par coïncidence, mais c’est une belle surprise. François, Valérie, Corentin (ou Guillaume ?), Annabelle, Solveig, Anouck, Anne, Gérard, Renaud.

Nous y retrouvons des repères : grande table et vaisselle collective.

Briançon – Bourg d’Oisans J-3

Le lendemain matin, dur, dur de décoller. Mais quand faut y aller, faut y aller, Patrick  est du coin, mais nous on n’est pas d’ici ! Bref, on se met en route juste à l’heure du digeo. On perd vite le rythme quand on croise des têtes connues, pas croyable ça !

Direction col du Lautaret. Bruno (le papa d’Etienne) est de la partie, mais … A peine sortis de Briançon nous prenons une radée monstre, vent, grêle qui fouette les cuisses à nu. La voiture nous suit, c’est tentant mais nous avons une réputation à tenir, on va quand même pas finir dans une bagnole ! Ce n’est pas l’avis du Pater qui n’a rien promis à personne. Pas tort l’ancien ;)

Un petit bisou en passant au refuge du Lautaret (une bière à qui saura dire pourquoi … les paris sont ouverts J … les copains du CAF ont une longueur d’avance) et en arrivant vers le col, voilà de nouvelles têtes bien connues. Ils étaient là au départ, sur les cents premiers kilo, les voilà sur les cents derniers kilo, chapeau !! Les retrouvailles sont humides, mais chaleureuses, rien ne peut entamer notre bonheur de retrouver le chemin des êtres aimés. Voici Boubou, Joana et le Vince.

Finalement le soleil s’invite dans la descente vers la Grave. Un régal en si bonne compagnie. Peu à peu, le peloton du retour s’étoffe. Nous nous offrons un détour par la magnifique route en balcon d’Auris. Le soir, pour notre dernière nuit sous la tente, c’est grand luxe, soirée pizzas !

Bourg d’Oisans – Meylan  J-2

Objectif affiché : la maison de Meylan, chez Claude (la grand-mère de Manon). On va enfin voir le frigo. On va surtout retrouver Grand-Mère et un peu plus de monde encore. Le trajet n’est pas si simple. Nous quittons rapidement la route sur-fréquentée de la vallée de la Romanche pour grimper le col du Luitel. Pas si long, mais un sacré raidard qui en fait baver quelques uns. Sans les sacoches et avec l’adrénaline, le bon vent nous porte. Nous y retrouvons Beaupapa (Vincent Beaupère de son vrai nom). Au passage, une petite casse de chaîne pour Boubou. Bouge pas, on a tout ce qu’il faut.

Pendant ce temps là, dans la vallée du Grésivaudan …

Les balcons de Belledonne, très joli itinéraire pour promener sa bicyclette mais pas ce qu’il y a de plus reposant, dans le genre montagnes russes, c’est pas mal.

Pendant ce temps là, dans la vallée du Grésivaudan …

Nous plongeons dans la vallée du Grésivaudan, sur Domène et oh surprise … nous retrouvons Pom et Rarou !! Youpiii. Le peloton s’allonge. A Meylan, dans la côte le peloton s’étire mais ça sent l’apéro et le whisky de Claude est servi. Nous ne traînons pas et comme promis, elle nous attend, bon pied, bon œil, accompagné de Maud et Olivier ainsi que Charly.

Le clou de la soirée : nous sommes le 14 juillet qui, comme chacun sait, est le jour de … l’anniversaire de Manon. 29 bougies !! Pour la nuit, le salon se transforme en dortoir pour l’occasion.

Meylan – Voiron J-1

Petit déj collectif et au soleil sur la terrasse avec vue sur la vallée s’il vous plaît, messieurs, dames ! Dans la cuisine, vue sur le frigo. Ca jette quand même, non ?

Eléa et Carole se joignent à nous pour monter le col du Coq, c’est qu’elle aime le vélo Carole, surtout quand c’est … difficile (Vince, on reste correct).

On enchaîne les crevaisons, oh les frangins ça boulettise ? On n’a pas crevé autant que ça en un an, nous ! Dans un virage, nous croisons le maillot jaune qui manquait  au peloton : Francis, qui n’arrive pas directement de Nice (si quelqu’un a un indice sur le scotch sur le maillot … ?).

Pendant ce temps là, au col du Coq …

Après une pause fitness, nous repartons pour les km exigeants du col.

Pendant ce temps là, au col du Coq …

Dans les derniers hectomètres, des panonceaux suspects nous indiquent qu’il se trame quelque chose…

A ce moment là, au col du Coq … c’est un accueil digne des meilleures ascensions du Tour. Marin, Antoine, Clémentine, Manou, Jean-Phi, Seb, Mel, Biljana, Patrick qui est à nouveau là. On est comchénou ! La bonne charcut’ et la bonne cannette, comme au Tour on vous dit, mais en mieux. Juste pour nous ! Champagne ! Fanta ! Ce que vous voulez.

C’est parti pour la descente à tombeau ouvert suivi du cortège et de notre deuxième motard, Nicolas, en danseuse ! Nous arrivons à Saint Hugues-de-Chartreuse. Là, aucune bière promise à ceux qui voient le lien. Nous prenons place sur la pelouse des chalets de Saint Hugues, lieu même de notre mariage. Un moment délicieux où nous retrouvons pour le pique-nique, Xavier, Jeanne, Jenny, Camille, Elsa, Yanis, Antoine, Maude, Jean-Paul, Bernadette, Agnès, Ambroise, Lysandre et la dernière née de la famille, toute fraîche, à peine trois mois, Yseult. Elle a bien grandi depuis.

En repartant, le peloton s’est encore arrondi, tel le ventre de Manon …

Cap sur Voiron avec, au passage, le dernier col de notre périple, une petite bosse mais qui va voir quelques langues tirées, le col de la Placette. Les munitions dans le coffre viennent récompenser les efforts de tous, amoureux de la pédale, ou non.

Pendant ce temps là, aux chalets de Saint Hugues …

Evidemment, l’arrivée à Voiron est une fête. S’ajoutent à la compagnie, Titoc et Patrick (l’autre), Sylvie, Olivier et Cristina (la maman de Biljana). Barbecue géant, grandes tables dans la douceur du soir, la famille et les copains qui campent dans le jardin. Que demande le peuple ?

Voiron – Montceau Le der des J

Dernier jour de voyage ! Ouah, il va falloir savourer le moindre centimètre de bitume. Direction Montceau.

Encore un petit déj mémorable. Le réveil est plus difficile pour certains que pour d’autres. Ah les bébés… Et c’est reparti. Le peloton est au complet. Halte incontournable au lac de Paladru (pour les connaisseurs, c’est celui des chevaliers paysans de l’an mil … Tho, une précision ?). Baignade, sans la marque du maillot … presque.

Avec patience, la clé du mystère s’est dévoilée (private).

On repart en direction de Montceau. Des photos s’accumulent qui en appellent d’autres similaires … Dans une descente, le surcroît de bonheur partagé fait germer une idée. Un voyage pour la vie … VPLV … Vient Pédaler L’année à Venir …

Nous retrouvons la poésie qui fait la célébrité de notre pays, hein Momo. La route défile trop vite (photo Patrick) et nous voici à la dernière bifurcation, les derniers coups de pédale (photo Seb). Et la dernière maison ouverte, les derniers proches retrouvées au long du chemin, Marie, John, Lucas, Thomas, Séverine, Justine, (sœur de Jacques et Philippe), Alban, Flavie, Damien, Sophie, Philippe, Audrey, Lydie, Elodie, Chantal, (mari de Chantal), Nicole, Manouche, Pascale, Gégé, Thibaud, Dominique, Pierre, Jacques et bien sûr Michèle (la maman de Manon) et un beau mouton ! D’autres visages manquent à l’appel, ils sont dans nos cœurs.

De nouveaux visages aussi, sont à venir au long du chemin, ici où est notre vie … avant qu’on ne reparte. L’émotion est forte et encore vive aujourd’hui. Ce voyage nous aura appris beaucoup de choses, et celle-ci : notre maison n’est pas en brique, notre maison et en chaire et en os, faite de sourires, de regards, d’embrassades. Et lorsqu’on a une aussi belle maison, on est prêt à repartir car on sait où rentrer.

D’ici là, tous les ans Venez Pour la Vie !

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